Mary Grin

Members
  • Content Count

    6
  • Joined

  • Last visited

Community Reputation

8 Neutral

About Mary Grin

  • Rank
    Makichouw
  • Birthday January 29

Profile Information

  • Gender
    Female
  • Location
    France
  • Interests
    Mika, literature, music, korea

Social Media

  • Twitter
    Marychuuuuuuuu
  • Facebook
    Mary chu
  • Instagram
    freaktoyboy / makichouw

Contact Methods

  • Skype
    mary.grin8

Recent Profile Visitors

The recent visitors block is disabled and is not being shown to other users.

  1. Bonjour à toutes et à tous ! Voilà, nous avons un projet très sympa, nous voudrions lancer une multitude d’avions en papiers pendant Paloma. Ce message s’adresse aussi bien aux personnes en placement fosse, qu’en gradin. Lancer ces milliers d’avions blancs depuis les gradins peut être une jolie pluie blanche depuis la scène ! Certains groupes de fans sur fb ou Instagram ont déjà commencé à faire des avions pour Bercy depuis fin septembre, donc nous on avons beaucoup à distribuer durant la queue, il y en a 5 000 au moins de prêts ✈️ Hello everyone ! We have a very nice project, we would like to launch a multitude of paper planes during Paloma. This message is aimed at people in standing places, as well as in the seats places. Throwing these thousands of white planes from the stands can be a pretty white rain from the stage! Some groups of fans on fb or Instagram have already started making planes for Bercy since September, so we have a lot to distribute during the queue, there are at least 5,000 paper planes ✈️
  2. I was at the last Mika's show in Strasbourg in 2015, I was sitting on the first seats and the parterre for the standing places is quite small
  3. Hey I'm very laaaaaate but I took some cute pics at the Trianon 🤗
  4. French translation : DEVENIR QUELQU'UN D'AUTRE Pour son nouvel album, la pop star a fait un voyage pour découvrir ses origines et la personne qu'il aurait pu être. Commençant par le nom : Michael Holbrook. C'est inhabituel de rencontrer un artiste avec la sensibilité de Mika et sa culture, qui est prêt à raconter, en toute honnêteté, à propos d'un moment de grands changements. Qui est prêt à parler pour de vrai, même s'il commence par : " Que devrait-on dire ? J'ai déjà tout dit dans le communiqué de presse ". Il plaisante, mais pas tellement non plus. Ça n'arrive pas tous les jours que la présentation du nouvel album d'un artiste international utilise des mots comme : " Je suis allé à la recherche de qui j'aurais pu être si je n'étais pas Mika. Certains artistes s'engagent dans un alter ego artistique. J'ai fait le contraire, je suis allé à la découverte de l'homme derrière l'artiste". Et si quelqu'un a encore des doutes sur le fait qu'il veuille vraiment dire qui il est, le titre de son nouvel ouvrage les éloigne : My name is Michael Holbrook. Q. Intituler l'album avec votre vrai nom est une sorte de coming out pour révéler qui vous êtes réellement ? R. Je suis né Michael Holbrook, mais une demi-heure après ma naissance, ma mère a choisi Mica. C'est elle qui me l'a imposé : elle ne voulait pas d'un fils avec un nom w.a.s.p . Elle avait l'habitude de dire que c'était moche et ennuyeux, " un nom qui sentait les Etats-Unis". Elle a dit exactement ces mots. Donc, si nous ne prenons pas en compte ces 30 premières minutes, j'ai toujours été Mica. J'ai seulement changé le C avec le K, graphiquement c'était mieux. Q. Donc que voulez-vous dire avec My name is Michael Holbrook ? R. Le dernier disque date de 2015, après je n'ai rien écrit pendant 2 ans parce que je n'avais rien à dire. Durant cette période j'étais en Floride et un jour, en pensant à ma vie, j'ai réalisé que je n'ai toujours travaillé qu'avec ma mère. Depuis que j'étais enfant, elle a pris mon contrôle : " tu finiras en prison ou tu seras célèbre " elle avait l'habitude de répéter. La seule raison pour laquelle j'ai commencé ce travail est que j'étais terrifié d'aller en prison. Je n'avais pas le choix. Q. Parlez-moi de ce jour en Floride. R. J'ai décidé de découvrir l'autre partie de ma famille, celui de mon père, les Penniman : je suis allé à Savannah, en Géorgie. Je ne connaissais rien d'eux, seulement qu'ils étaient W.A.S.P. Je suis allé au cimetière Bonaventure où j'ai trouvé leurs grands terrains clôturés : les hommes s'appelaient tous Richard, William, Michael ou Holbrook. J'ai regardé leurs tombes et je me suis dit : "C'est moi, cette histoire fait partie de moi et, si je dois chercher quelque chose à écrire, c'est d'ici que je vais commencer". Mon album est né dans ce cimetière. Quand je suis rentré, je me suis assis devant mon piano et j'ai écrit "My name is Michael Holbrook, I was born in 1983". C'était le début. Q. Que s'est-il passé ensuite ? R. J'ai découvert la joie perverse d'écrire du point de vue de Michael Holbrook. Mika a fait de la télévision, a lu les commentaires, a été demandé par les fans de ne pas faire de clip avec de belles filles, de faire semblant d'être un homme hétéro... Je voulais dire à tout le monde d'aller en enfer ! Et quelle meilleure façon pour faire ça ? Devenir quelqu'un d'autre. Quelqu'un qui est réellement le vrai moi et qui a mon nom de naissance. Avec ce sentiment, je me suis enfin senti libre et j'ai commencé à écrire. Je me suis promis de ne faire ça que chez moi: en Floride, à Londres et enfin dans une maison louée en Toscane. Dans cet environnement familial je me suis retrouvé comme si j'étais toujours "Mica avec le C ", écrire sans trop réfléchir aux conséquences, avec une joie qui m'a permis d'affronter des sujets difficiles, que je n'avais jamais eu le courage d'écrire dessus. Q. Par exemple ? R. Le terrible accident de ma soeur Paloma. Un soir elle est tombée par la fenêtre du quatrième étage et elle a été transpercé par la balustrade. J'étais avec elle, attendant de l'aide. Les médecins ont dit qu'elle mourrait : elle est en vie. Qu'elle serait paralysée et dans un fauteuil roulant : aujourd'hui, elle marche. Qu'elle n'aurait jamais d'enfants : elle a un fils. Quand vous écrivez un album pop et que vous y mettez dedans une chanson qui parle de cette nuit, vous réalisez que quelque chose en vous s'est débloqué : vous pouvez l'appeler l'émancipation, la libération ou la révélation. Le nom de ma tournée sera Revelation en effet. Q. Avec cet album voulez-vous couper le cordon ombilical ? R. Nous ne choisissons rien, c'est la vie qui le fait à notre place. Nous ne pouvons que réagir à ce que la vie nous lance en faisant certaines actions, comme écrire un nouvel album. De cette manière nous avons l'illusion d'avoir le contrôle. Q. Qu'est ce que cette vie a lancé sur vous ? R. Quand j'ai commencé à travailler sur cet album beaucoup de choses sont arrivées : la santé de ma mère a empiré, cinq personnes très importantes pour moi sont décédées, j'ai reconstruit ma relation avec ma soeur Paloma... J'ai compris que nos proches ne seront pas avec nous pour toujours, même si nous sommes souvent dans l'illusion du contraire. En sachant qui vous êtes, émotionnellement et créativement, vous pouvez accepter tout cela : vous devez laisser de la place à la version la plus douce de vous-même, où l'amour est au centre de tout, sans honte ni déguisement. Pour survivre, vous devez être flexible, comme des arbres dans le vent. Si vous êtes dur, vous finirez par vous casser. Q. C'est un album où vous êtes nu (métaphoriquement parlant). En écoutant Dear Jealousy il semblerait que vous ayez des problèmes avec la jalousie... R. Oui, c'est une maladie. Tout le monde a des problèmes avec la jalousie et l'envie, il suffit d'avoir un compte Instagram, un réseau social basé sur ces sentiments. Q. Quelle relation avez-vous avec les médias sociaux et la technologie en général? R. La nôtre n'est plus une relation avec la technologie, mais avec ces interfaces, où tout est basé sur l'exploitation de nos désirs, sur le surplus, sur la continuelle comparaison avec les autres. Nous finissons par être envieux de tout le monde. Mon seul antidote est de faire quelque chose qui me satisfait créativement. Q. Qu'est ce qui vous agace le plus à propos des médias sociaux ? R. La plupart de mes amis utilisent des applis de rencontre, où le processus de choix est basé uniquement sur des images. Il n'y a pas d'humanité, tout est basé uniquement sur le sexe, où il n'y a pas d'alchimie mais seulement consommation. Ils m'ont fait lire leurs conversations sur Tinder et j'ai vu que, plus vous écrivez, moins la personne veut vous parler. Q. Où avez-vous rencontré votre partenaire ? R. J'ai rencontré Andy dans un pub. Et je l'ai aussi détesté. Q. Ennio Flaiano ( un journaliste et écrivain italien) disait : "Les grands amours s'annoncent d'une manière précise : aussitôt que vous la voyez, vous vous dites : qui est cette p**e/c******e ?"... R. Quand je l'ai vu, j'ai en effet pensé : "Qui est cet idiot ?" Quoi qu'il en soit, j'ai écrit Dear Jealousy parce que même mon partenaire et moi avons passé une année difficile et la cause a été la jalousie : il réalise des documentaires, un travail qui le pousse souvent à entrer très intimement dans la vie des autres. Et ça, parfois, peut ramener des conséquences dans le couple. En tout cas, on s'en est remis. Q. Revenons aux médias sociaux : comment réagissez-vous aux commentaires négatifs ? R. Le problème de la négativité en ligne est qu'elle est vraiment excitante. Ça joue avec le peu de sadomasochisme qui est présent chez chaque personne. Les gens s'en plaignent mais les mettent en pratique. C'est pour cette raison que quand vous commencez à lire le début d'un message méchant, vous ne résistez pas à la tentation et vous continuez jusqu'à la fin. Heureusement j'ai beaucoup d'humour. L'ironie nous sauve de tout. Q. A côté de votre mère, qui a été vos bons et vos mauvais professeurs ? R. Certains de mes professeurs ont été très importants. Pour le meilleur ou pour le pire. L'une d'elle a failli ruiner ma vie et celle d'autres enfants aussi, elle devrait être en prison. De nos jours, elle essaye d'être en contact avec moi tout le temps, mais je ne veux plus jamais lui reparler. Q. Que vous a t-elle fait ? R. Chaque année scolaire elle identifiait quelques enfants et les maltraitait. Pas sexuellement mais psychologiquement. Quand j'avais sept ans, elle a trouvé de nombreuses façons de m'humilier: parfois elle me forçait à rester debout sur le bureau pendant deux heures. Un jour elle a tellement mortifié une fille que, par l'embarras, elle s'est faite dessus. Pas contente, elle a écrit une histoire sur cet épisode et l'a accroché dans la classe, forçant tout le monde à la lire en face de cette pauvre fille. Elle était malade. Q. Parlons des bons professeurs? R. Deux. L'un était mon professeur de français et d'espagnol. Il a été renvoyé d'une école privée, parce qu'il a participé au concours de Mister Gay UK et est arrivé sur scène complètement défoncé. Il ne dormait habituellement que 3 heures, parce qu'il sortait danser toutes les nuits. Il était vraiment fou, mais il était aussi un génie qui parlait 14 langues swahili inclus. Bien que c'était connu qu'il était gay, personne, pas même ses plus méchants camarades de classe, n'a osé dire quoi que ce soit, parce qu'il avait une intelligence tranchante : en un instant il pourrait vous humilier ou vous soulever. A l'école, il m'a été d'un grand soutient. Q. Est-ce qu'il vous a aussi aidé à comprendre votre sexualité ? R. Il a été un bon exemple, même quand il en était un mauvais, parce que, s'il exagérait, je me disais : Je ne veux pas finir comme ça. Il était une personne réelle et il nous a permis d'être pareil. Avec lui, nous mettions en scène des œuvres de Peter Shaffer ou des histoires de Maupassant. Tout était possible, comme dans le film Le Cercle des poètes disparus (Dead Poets society en anglais) Q. Et le deuxième bon professeur ? R. C'était ma professeur d'anglais. Avec elle nous avons créé un magazine nommé Pink, où nous avons écrit des choses folles et flippantes : malheureusement un jour, il y a eu une fuite et tous nos articles ont été publiés dans la presse nationale, de Times à Evening Standart. Un scandale. Nous, les étudiants, avons été menacé d'expulsion et elle d'être renvoyé : nous nous sommes sauvé car elle en a pris toute la faute. Ils lui ont donné une autre année, puis ils l'ont renvoyé. Elle a décidé de partir et d'organiser "un spectacle de cabaret fait comme il se doit". Elle m'a demandé de jouer le présentateur " cochon, sexiste, travesti, addict aux drogues, perverti". Et j'ai répondu : "Ok, faisons-le". Q. Qu'avez-vous appris de cette expérience? R. C'était la première fois que je réalisais combien de puissance une performance pouvait avoir. En me poussant si loin, j'ai senti que je gardais tout le monde dans la paume de ma main. Pendant ce spectacle, j'ai décidé de quitter la London School of Economics (où j'avais été admis) et de camper devant le Royal College of Music (qui m'avait rejeté à la place): tous les soirs j'attendais le directeur du cours de chant pour le supplier de me laisser faire une autre audition. Tout était grâce à ce spectacle et à cette professeur car, quand ils l'ont renvoyée, elle m'a dit: je quitte l'école mais j'aurai une carrière. Si tu quittes l’école, assure-toi aussi de faire carrière. Q. Votre professeur, as-elle eut une carrière ? R. Aujourd'hui, elle est l'un des cinq plus importants metteurs en scène de théâtre au monde: elle s'appelle Lyndsey Turner. Q. Et comment ça a été pour vous ? Vous ont-ils laissé refaire l'audition? R. Oui. Le professeur a dit que j'étais fou et il m'a accepté. Et le reste est de l'histoire.