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14 minutes ago, carafon said:

It's over on france 5

After a short connection between the 2 shows TMC picks him with a motocycle to bring him to the studio of Quotidien

 

 

Did he say anything interesting? I can't watch it from outside France, but I hope there'll be a replay on the website.

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Paris Match 1er Octobre 2020 ▼ PDF file ( 2 pages / 365 KB ) _Paris_Match___1er_Octobre_2020-26-27.pdf page 26   Mika « Beyrouth mon amour ! » Il fallait payer 10 euro

Hello, I don't write here a lot, even if I always read this forum. Sorry in advance for the mistakes and the long post, but tonight I'm a little tired and I don't usually write in English, I mostly re

Here you go    Le Figaro Mika : « je voulais répondre en musique à la tragédie de Beyrouth » très touché par l'explosion du 4 août d

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3 minutes ago, mellody said:

 

Did he say anything interesting? I can't watch it from outside France, but I hope there'll be a replay on the website.

Just that FNAC sells tickets too and that it will be possible to watch the concert via all the internet boxes

nothing new about the concert itself

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1 hour ago, mellody said:

 

I think I can access this programme on my TV, but I didn't find any broadcasting time...? :dunno:

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1 hour ago, mellody said:

Did he say anything interesting? I can't watch it from outside France, but I hope there'll be a replay on the website.

 

One funny thing about the recording for the Saturday show. He sais that it will be like a movie.

 

And about the Coloseum. He had this idea to record Laura Pausini in the empty coloseum at night. She agreed, they had an idea how to shoot it. And then on place they realized that there is no power in Coloseum!!!! It's completely dark!

 

In two hours they managed to organize the equipment and the video has been finished.

 

 

And that he was not very good in studying Arabic. He can name all the Lebanese food names but the language is very difficult.

Edited by Anna Ko Kolkowska
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39 minutes ago, krysady said:

 

Aww I love his reactions to his playlist later on in the show - the way he's like :swoon:at the Elvis song... :wub2: It's interesting that he recently says it's his all time favourite (I remember he said the same on the Xfactor playlist thing), when I think he had never mentioned it before? I think before he had said his fave song was Nature Boy. Well of course it can change, but the only time I remember him mentioning Elvis was when he said his Mum had Return to Sender on repeat in their Toyota Previa. :naughty: Anyway I love it. :wub2: I don't listen much to Elvis anymore these days (currently I'm quite into ABBA, besides Mika of course), but as a teenager I adored him! Listened to his albums on repeat, watched his movies when they were on TV and played his songs on the guitar, singing to it - Can't help falling in Love, In the Ghetto, Always on my Mind, Return to Sender and Jailhouse Rock, especially. I still know all the lyrics to those. :teehee:

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23 minutes ago, mellody said:

Aww I love his reactions to his playlist later on in the show - the way he's like :swoon:at the Elvis song.

He said that even the song it's not written by Elvis, he sang it like this :wub2:

And Prince's song it's the perfect choice for dancing when you're dead drunk :lmfao:

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7 hours ago, vanessa-love-mika said:

I don't know, I personally can't see the full article 😕

Here you go :rolleyes:

 

Le Figaro

Mika : « je voulais répondre en musique à la tragédie de Beyrouth »

très touché par l'explosion du 4 août dernier, le chanteur a voulu témoigner de sa solidarité avec son pays de naissance en organisant un spectacle unique. « I Love Beirut » sera visible en streaming le 19 septembre et L'argent collecté sera reversé à des associations caritatives libanaises. entretien avec un artiste qui parle avec son coeur.

 

LE FIGARO. - Êtes-vous prêt ?

MIKA. - Je suis en plein montage des séquences qui vont ponctuer le concert. C'est un projet de coeur, pas juste un stream. Nous avons été un peu conditionnés par les performances dans les cuisines, dans les salons. Après ce qui s'est passé à Beyrouth le 4 août dernier, je voulais répondre en musique, mais d'une manière créative et belle. J'ai cherché un niveau de production tel qu'on les exigeait avant la crise. Je produis, j'écris et je dirige, en cherchant à provoquer une communion d'esprit avec des éléments insérés dans le concert et en mélangeant les genres. J'ai choisi une troupe cinématographique de 69 personnes à Beyrouth, une autre à Paris qui est partie sur place pendant six jours. L'idée, c'est de transporter les gens avec la musique, les images et les témoignages et de provoquer une émotion comparable à celle d'un concert devant 20 000 personnes. Je suis en train de chercher l'équilibre entre des sujets extrêmement sérieux et des chansons plus légères. C'est très délicat à réussir.

 

À quand remonte votre dernière visite à Beyrouth ?

Je n'ai pas pu y aller personnellement pour ce projet, la ville étant en quarantaine depuis deux semaines. J'ai dû diriger les équipes à distance, de manière stratégique. Ma dernière visite au Liban, c'était pour un concert à Baalbek, en 2016. Le 4 août dernier, pour le quatrième anniversaire de cette date, je me suis réveillé avec des photos souvenirs postées par les fans. Le soir même, je m'endormais avec les images des explosions.

 

Quel est votre lien avec la ville ?

Je suis né à Beyrouth en 1983, pendant la guerre. Ma famille a été évacuée par les Américains - nous avons des passeports américains - quand j'avais 1 an et demi. Ma mère a choisi de partir à Paris. Là, jusqu'à l'âge de 8 ans, j'ai grandi dans une bulle, un microclimat transplanté de Beyrouth. La culture libanaise était présente dans de petits détails, comme les tapis, les meubles, la nourriture ou la musique, jusqu'aux grosses discussions politiques qui avaient lieu les jeudis et vendredis soir dans notre salon. C'était en toile de fond pendant des années. Cela donne un drôle de lien avec le Liban. C'est un tout petit pays qui a une capacité à disperser autour du monde des gens fiers de leurs racines.

 

Que reste-t-il de beyrouthin en vous ?

Un tempérament, et une certaine température émotionnelle. Cela se manifeste dans la manière dont je construis mes textes, y compris dans des chansons dansantes comme Relax , qui parle des attaques terroristes à Londres et de mon évacuation du métro. Mais aussi dans la maison, la nourriture, la musique... Et l'idée que je me suis faite de Beyrouth avant la guerre à travers les témoignages que j'ai recueillis.

 

Qu'avez-vous ressenti le 4 août dernier ?

De la tristesse et la futilité de la guerre, de l'abus politique, de la corruption. Tout de suite, je me suis dit : « La guerre civile qui a duré quinze ans n'aura donc pas suffi. » Dans ma tête, les choses se mélangent avec ce qui se passe en Syrie, aussi. Je voulais m'exprimer avant de me poser trop de questions. Je n'ai jamais écrit dans un journal français, mais j'ai commencé à le faire pour le Corriere della Sera , il y a cinq ans. J'ai rédigé une lettre, comme un premier pas vers un engagement. Je voulais m'exprimer publiquement, en pensant que cela m'encouragerait à m'engager encore plus. C'était une impulsion.

 

L'idée de spectacle est née juste après ?

C'est beau, de voir des gens en train de s'impliquer. Quand j'appelle la chanteuse Laura Pausini un dimanche soir pour lui demander une représentation en Italie, elle accepte, se met en studio à 3 heures du matin. J'ai réussi à privatiser le Colisée de Rome pour elle. Cela prend beaucoup d'énergie mais c'est nourrissant parce qu'il s'agit d'un effort collectif. Il y a aussi Rufus Wainwright, Kylie Minogue, Fanny Ardant, Louane devant le Sacré-Coeur, Salma Hayek, l'icône de la culture libanaise Etel Adnan. J'ai reformé le groupe de pop alternative de Beyrouth Mashrou' Leila, dont le chanteur défend les droits LGBTQ, ce qui lui a valu de devoir quitter le pays.

 

Qu'est-ce qui vous a permis de mobiliser autant de personnalités ? Cela tient-il à vous ? À la cause que vous défendez ?

C'est une cause qui a eu beaucoup de visibilité les premières 24 heures avec des vidéos virales, mais raconter ce qui s'est passé après a été compliqué. La plupart des gens ne comprennent pas pourquoi ces explosions ont eu lieu. Notre réponse artistique réunit des personnes fascinées par le Liban, qui ont ressenti une grande tristesse en voyant les images du drame. Se représenter que 200 000 à 300 000 personnes ont perdu leur maison est assez abstrait.

 

Avez-vous été approché par des figures politiques ?

Non, et tant mieux. Je suis un artiste qui s'exprime, ils ont compris que ce n'était pas une bonne idée. La seule personnalité politique à qui j'ai fait appel a été le ministre de la Culture italien pour qu'il m'aide à trouver des lieux. Le concert aurait dû se dérouler dans un jardin mais, pour raisons sanitaires, je l'ai déplacé dans un petit théâtre des années 1950, dans un village à quarante-cinq minutes de Florence. Mes musiciens sont arrivés, ils avaient été testés avant de prendre l'avion, ont été isolés à leur arrivée et ont dû se soumettre à de nouveau tests avant de pouvoir jouer avec moi sur scène.

 

Les concerts vous ont-ils beaucoup manqué ?

Oui. Je me suis retrouvé en quarantaine à Vanuatu, dans le Pacifique, où j'étais en train de filmer un projet autour de la musique et de la beauté. J'étais censé repartir pour commencer une tournée en Asie. Je me suis retrouvé isolé sur l'île de Tanna avec une tribu au moment où tout a été annulé. J'avais décidé de faire un tour du monde et de jouer en Amérique, en Asie et en Europe.

 

Qu'est-ce qui vous stimule le plus dans ce projet ?

De voir tous ces gens répondant à la tristesse par la beauté. Sans jouer les Bisounours pour autant : certains témoignages sont très durs, il y a des séquences difficiles à regarder mais je les inclus. On montre ça puis on enchaîne avec une chanson derrière. Pour moi, il s'agit d'une réponse à une époque où on est réceptifs à des stimuli visuels sans s'inquiéter de ce qui se passe après. Ainsi, j'ai voulu retrouver des personnes qui m'avaient marqué en visionnant ces vidéos virales, notamment Baby George, qui est né pendant l'explosion.

 

Depuis la sortie de votre dernier album, en 2019, vous affichez une image plus grave...

Ce n'est pas par envie de changer de discours, j'ai toujours été comme ça. Ce n'est pas une nouveauté. J'ai appris beaucoup de choses en dix ans et je les incorpore dans ce que je fais en exprimant différentes facettes. Je n'ai pas trop changé mais je n'ai plus 22 ans non plus... -

S'il bénéficie de la double nationalité britannique et américaine, Mika est avant tout un enfant de Beyrouth, ville où il est né il y a trente-sept ans. Frappée par les explosions qui ont ravagé la capitale libanaise le 4 août dernier, la star a décidé de monter un spectacle unique afin de montrer la solidarité de la scène artistique pour la ville et ses habitants. Articulé autour d'une prestation de Mika et son groupe dans un petit théâtre toscan, le show incorpore les participations de différents intervenants filmés chacun de leur côté, ainsi que la diffusion d'images et de témoignages captés à Beyrouth par différentes équipes. Samedi 19 septembre, à travers quatre fuseaux horaires, et pour la modique somme de 10 euros, I  Love Beirut sera disponible en streaming sur la plateforme YouTube ainsi que sur les quatre réseaux de téléphonie mobile français. L'argent ainsi collecté sera reversé à l'antenne libanaise de la Croix-Rouge ainsi qu'à l'association Save the Children Liban. Les personnes qui souhaiteraient donner davantage peuvent le faire sur le site Gofundme. Très occupé par les préparatifs, Mika a pris une demi-heure de son temps pour nous parler, au téléphone, depuis la résidence italienne où il orchestre ce projet.

L'idée, c'est de transporter les gens avec la musique, les images et les témoignages et de provoquer une émotion comparable à celle d'un concert devant 20 000 personnes

:uk:

(Google Translation)

 

Mika: "I wanted to respond in music to the Beirut tragedy"
 
Very touched by the explosion of August 4, the singer wanted to show his solidarity with his country of birth by organizing a unique show. “I Love Beirut” will be streamed on September 19 and the money collected will be donated to Lebanese charities. interview with an artist who speaks from his heart.

LE FIGARO. - Are you ready ?

MIKA. - I'm in the middle of editing the sequences that will punctuate the concert. It's a project of the heart, not just a stream. We were a little conditioned by the performance in the kitchens, in the living rooms. After what happened in Beirut on August 4th, I wanted to respond with music, but in a creative and beautiful way. I looked for a level of production as was demanded before the crisis. I produce, write and conduct, seeking to provoke a communion of spirit with elements inserted into the concert and by mixing genres. I chose a film troupe of 69 people in Beirut, another in Paris which left there for six days. The idea is to transport people with music, images and testimonies and to provoke an emotion comparable to that of a concert in front of 20,000 people. I am trying to find the balance between extremely serious subjects and lighter songs. It is very difficult to succeed.

 

When was your last visit to Beirut?

I was not able to go there personally for this project, the city having been in quarantine for two weeks. I had to lead the teams from a distance, strategically. My last visit to Lebanon was for a concert in Baalbek, in 2016. On August 4, for the fourth anniversary of that date, I woke up with souvenir photos posted by fans. That same evening, I fell asleep with the images of the explosions.

 

What is your connection with the city?

I was born in Beirut in 1983, during the war. My family was evacuated by the Americans - we have American passports - when I was 1.5 years old. My mother chose to go to Paris. There, until the age of 8, I grew up in a bubble, a microclimate transplanted from Beirut. Lebanese culture was present in the small details, like the carpets, the furniture, the food or the music, until the big political discussions which took place on Thursday and Friday evenings in our living room. It was a backdrop for years. This gives a strange link with Lebanon. It is a very small country which has the capacity to disperse people proud of their roots around the world.

 

What is left of Beirut in you?

A temper, and a certain emotional temperature. It shows in the way I construct my lyrics, including in dance songs like Relax, which is about the terrorist attacks in London and my evacuation from the tube. But also in the house, the food, the music ... And the idea that I had of Beirut before the war through the testimonies that I gathered.

 

How did you feel on August 4th?

From the sadness and futility of war, political abuse, corruption. Immediately, I said to myself: "The civil war which lasted fifteen years will not have been enough. In my head, things get mixed up with what's going on in Syria, too. I wanted to express myself before asking myself too many questions. I have never written in a French newspaper, but I started doing it for the Corriere della Sera, five years ago. I wrote a letter, as a first step towards a commitment. I wanted to speak out publicly, thinking that would encourage me to engage even more. It was an impulse.


 
The idea for a show was born just after?


It's beautiful to see people getting involved. When I call singer Laura Pausini on a Sunday evening to ask for a performance in Italy, she accepts, goes into the studio at 3 a.m. I managed to privatize the Colosseum in Rome for her. It takes a lot of energy, but it's nourishing because it's a collective effort. There is also Rufus Wainwright, Kylie Minogue, Fanny Ardant, Louane in front of the Sacred Heart, Salma Hayek, the icon of Lebanese culture Etel Adnan. I reformed Beirut's alternative pop group Mashrou 'Leila, whose singer defends LGBTQ rights, which resulted in him having to leave the country.
 


What enabled you to mobilize so many personalities? Is it up to you? To the cause you defend?

It's a cause that got a lot of exposure the first 24 hours with viral videos, but recounting what happened afterwards was complicated. Most people do not understand why these explosions took place. Our artistic response brings together people fascinated by Lebanon, who felt great sadness when seeing the images of the drama. Imagine that 200,000 to 300,000 people

 
 
Have you been approached by political figures?

No, and so much the better. I am an artist who expresses himself, they understood that it was not a good idea. The only political figure I appealed to was the Italian Minister of Culture to help me find places. The concert should have taken place in a garden but, for sanitary reasons, I moved it to a small theater from the 1950s, in a village forty-five minutes from Florence. My musicians arrived, they had been tested before they got on the plane, were isolated when they arrived and had to go through new tests before they could play with me on stage.

 

Did you miss the concerts a lot?

Yes. I found myself in quarantine in Vanuatu, in the Pacific, where I was filming a project around music and beauty. I was supposed to go back to start a tour of Asia. I found myself isolated on Tanna Island with a tribe when everything was called off. I had decided to travel around the world and play in America, Asia and Europe.

 

What stimulates you the most about this project?

To see all these people responding to sadness with beauty. Without playing the Care Bears so far: some testimonials are very harsh, there are sequences that are difficult to watch but I include them. We show that then we continue with a song behind. For me, this is a response to a time when we are receptive to visual stimuli without worrying about what happens after. So, I wanted to find people who had marked me by watching these viral videos, in particular Baby George, who was born during the explosion.

 

Since the release of your last album, in 2019, you have displayed a more serious image ...

It's not out of wanting to change my mind, I've always been like that. This is not new. I have learned a lot of things in ten years and I incorporate them into what I do by expressing different facets. I haven't changed too much but I'm not 22 anymore either ... -

If he enjoys dual British and American nationality, Mika is above all a child of Beirut, the city where he was born thirty-seven years ago. Struck by the explosions that ravaged the Lebanese capital on August 4, the star decided to put on a unique show to show the solidarity of the artistic scene for the city and its inhabitants. Articulated around a performance by Mika and his group in a small Tuscan theater, the show incorporates the participation of different speakers, each filmed on their own, as well as the dissemination of images and testimonies captured in Beirut by different teams. Saturday, September 19, across four time zones, and for the modest sum of 10 euros, I Love Beirut will be available for streaming on the YouTube platform as well as on the four French mobile telephone networks. The money collected will be donated to the Lebanese branch of the Red Cross as well as to the Save the Children Lebanon association. People who would like to give more can do so on the Gofundme site. Very busy with the preparations, Mika took half an hour of his time to talk to us on the phone from the Italian residence where he is orchestrating this project.

The idea is to transport people with music, images and testimonies and to provoke an emotion comparable to that of a concert in front of 20,000 people.
 

 

 

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7 hours ago, yasmine951 said:

It doesn't work for me :( :( :( 

Maybe you are using some blocker? Otherwise, I don't know why isn't working for you :dunno: Try on another browser

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He released an interview for France 24 english too. I don't know where to put it, because it's for a French channel, but it's in English. 

Feel free to move it in another thread if it doesn't fit here.

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Le Figaro

18 September 2020

Photo by FRANÇOIS ROELANTS

page 31

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page 33

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21 hours ago, NaoMika said:

Here you go :rolleyes:

 

Le Figaro

Mika : « je voulais répondre en musique à la tragédie de Beyrouth »

très touché par l'explosion du 4 août dernier, le chanteur a voulu témoigner de sa solidarité avec son pays de naissance en organisant un spectacle unique. « I Love Beirut » sera visible en streaming le 19 septembre et L'argent collecté sera reversé à des associations caritatives libanaises. entretien avec un artiste qui parle avec son coeur.

 

LE FIGARO. - Êtes-vous prêt ?

MIKA. - Je suis en plein montage des séquences qui vont ponctuer le concert. C'est un projet de coeur, pas juste un stream. Nous avons été un peu conditionnés par les performances dans les cuisines, dans les salons. Après ce qui s'est passé à Beyrouth le 4 août dernier, je voulais répondre en musique, mais d'une manière créative et belle. J'ai cherché un niveau de production tel qu'on les exigeait avant la crise. Je produis, j'écris et je dirige, en cherchant à provoquer une communion d'esprit avec des éléments insérés dans le concert et en mélangeant les genres. J'ai choisi une troupe cinématographique de 69 personnes à Beyrouth, une autre à Paris qui est partie sur place pendant six jours. L'idée, c'est de transporter les gens avec la musique, les images et les témoignages et de provoquer une émotion comparable à celle d'un concert devant 20 000 personnes. Je suis en train de chercher l'équilibre entre des sujets extrêmement sérieux et des chansons plus légères. C'est très délicat à réussir.

 

À quand remonte votre dernière visite à Beyrouth ?

Je n'ai pas pu y aller personnellement pour ce projet, la ville étant en quarantaine depuis deux semaines. J'ai dû diriger les équipes à distance, de manière stratégique. Ma dernière visite au Liban, c'était pour un concert à Baalbek, en 2016. Le 4 août dernier, pour le quatrième anniversaire de cette date, je me suis réveillé avec des photos souvenirs postées par les fans. Le soir même, je m'endormais avec les images des explosions.

 

Quel est votre lien avec la ville ?

Je suis né à Beyrouth en 1983, pendant la guerre. Ma famille a été évacuée par les Américains - nous avons des passeports américains - quand j'avais 1 an et demi. Ma mère a choisi de partir à Paris. Là, jusqu'à l'âge de 8 ans, j'ai grandi dans une bulle, un microclimat transplanté de Beyrouth. La culture libanaise était présente dans de petits détails, comme les tapis, les meubles, la nourriture ou la musique, jusqu'aux grosses discussions politiques qui avaient lieu les jeudis et vendredis soir dans notre salon. C'était en toile de fond pendant des années. Cela donne un drôle de lien avec le Liban. C'est un tout petit pays qui a une capacité à disperser autour du monde des gens fiers de leurs racines.

 

Que reste-t-il de beyrouthin en vous ?

Un tempérament, et une certaine température émotionnelle. Cela se manifeste dans la manière dont je construis mes textes, y compris dans des chansons dansantes comme Relax , qui parle des attaques terroristes à Londres et de mon évacuation du métro. Mais aussi dans la maison, la nourriture, la musique... Et l'idée que je me suis faite de Beyrouth avant la guerre à travers les témoignages que j'ai recueillis.

 

Qu'avez-vous ressenti le 4 août dernier ?

De la tristesse et la futilité de la guerre, de l'abus politique, de la corruption. Tout de suite, je me suis dit : « La guerre civile qui a duré quinze ans n'aura donc pas suffi. » Dans ma tête, les choses se mélangent avec ce qui se passe en Syrie, aussi. Je voulais m'exprimer avant de me poser trop de questions. Je n'ai jamais écrit dans un journal français, mais j'ai commencé à le faire pour le Corriere della Sera , il y a cinq ans. J'ai rédigé une lettre, comme un premier pas vers un engagement. Je voulais m'exprimer publiquement, en pensant que cela m'encouragerait à m'engager encore plus. C'était une impulsion.

 

L'idée de spectacle est née juste après ?

C'est beau, de voir des gens en train de s'impliquer. Quand j'appelle la chanteuse Laura Pausini un dimanche soir pour lui demander une représentation en Italie, elle accepte, se met en studio à 3 heures du matin. J'ai réussi à privatiser le Colisée de Rome pour elle. Cela prend beaucoup d'énergie mais c'est nourrissant parce qu'il s'agit d'un effort collectif. Il y a aussi Rufus Wainwright, Kylie Minogue, Fanny Ardant, Louane devant le Sacré-Coeur, Salma Hayek, l'icône de la culture libanaise Etel Adnan. J'ai reformé le groupe de pop alternative de Beyrouth Mashrou' Leila, dont le chanteur défend les droits LGBTQ, ce qui lui a valu de devoir quitter le pays.

 

Qu'est-ce qui vous a permis de mobiliser autant de personnalités ? Cela tient-il à vous ? À la cause que vous défendez ?

C'est une cause qui a eu beaucoup de visibilité les premières 24 heures avec des vidéos virales, mais raconter ce qui s'est passé après a été compliqué. La plupart des gens ne comprennent pas pourquoi ces explosions ont eu lieu. Notre réponse artistique réunit des personnes fascinées par le Liban, qui ont ressenti une grande tristesse en voyant les images du drame. Se représenter que 200 000 à 300 000 personnes ont perdu leur maison est assez abstrait.

 

Avez-vous été approché par des figures politiques ?

Non, et tant mieux. Je suis un artiste qui s'exprime, ils ont compris que ce n'était pas une bonne idée. La seule personnalité politique à qui j'ai fait appel a été le ministre de la Culture italien pour qu'il m'aide à trouver des lieux. Le concert aurait dû se dérouler dans un jardin mais, pour raisons sanitaires, je l'ai déplacé dans un petit théâtre des années 1950, dans un village à quarante-cinq minutes de Florence. Mes musiciens sont arrivés, ils avaient été testés avant de prendre l'avion, ont été isolés à leur arrivée et ont dû se soumettre à de nouveau tests avant de pouvoir jouer avec moi sur scène.

 

Les concerts vous ont-ils beaucoup manqué ?

Oui. Je me suis retrouvé en quarantaine à Vanuatu, dans le Pacifique, où j'étais en train de filmer un projet autour de la musique et de la beauté. J'étais censé repartir pour commencer une tournée en Asie. Je me suis retrouvé isolé sur l'île de Tanna avec une tribu au moment où tout a été annulé. J'avais décidé de faire un tour du monde et de jouer en Amérique, en Asie et en Europe.

 

Qu'est-ce qui vous stimule le plus dans ce projet ?

De voir tous ces gens répondant à la tristesse par la beauté. Sans jouer les Bisounours pour autant : certains témoignages sont très durs, il y a des séquences difficiles à regarder mais je les inclus. On montre ça puis on enchaîne avec une chanson derrière. Pour moi, il s'agit d'une réponse à une époque où on est réceptifs à des stimuli visuels sans s'inquiéter de ce qui se passe après. Ainsi, j'ai voulu retrouver des personnes qui m'avaient marqué en visionnant ces vidéos virales, notamment Baby George, qui est né pendant l'explosion.

 

Depuis la sortie de votre dernier album, en 2019, vous affichez une image plus grave...

Ce n'est pas par envie de changer de discours, j'ai toujours été comme ça. Ce n'est pas une nouveauté. J'ai appris beaucoup de choses en dix ans et je les incorpore dans ce que je fais en exprimant différentes facettes. Je n'ai pas trop changé mais je n'ai plus 22 ans non plus... -

S'il bénéficie de la double nationalité britannique et américaine, Mika est avant tout un enfant de Beyrouth, ville où il est né il y a trente-sept ans. Frappée par les explosions qui ont ravagé la capitale libanaise le 4 août dernier, la star a décidé de monter un spectacle unique afin de montrer la solidarité de la scène artistique pour la ville et ses habitants. Articulé autour d'une prestation de Mika et son groupe dans un petit théâtre toscan, le show incorpore les participations de différents intervenants filmés chacun de leur côté, ainsi que la diffusion d'images et de témoignages captés à Beyrouth par différentes équipes. Samedi 19 septembre, à travers quatre fuseaux horaires, et pour la modique somme de 10 euros, I  Love Beirut sera disponible en streaming sur la plateforme YouTube ainsi que sur les quatre réseaux de téléphonie mobile français. L'argent ainsi collecté sera reversé à l'antenne libanaise de la Croix-Rouge ainsi qu'à l'association Save the Children Liban. Les personnes qui souhaiteraient donner davantage peuvent le faire sur le site Gofundme. Très occupé par les préparatifs, Mika a pris une demi-heure de son temps pour nous parler, au téléphone, depuis la résidence italienne où il orchestre ce projet.

L'idée, c'est de transporter les gens avec la musique, les images et les témoignages et de provoquer une émotion comparable à celle d'un concert devant 20 000 personnes

:uk:

(Google Translation)

 

Mika: "I wanted to respond in music to the Beirut tragedy"
 
Very touched by the explosion of August 4, the singer wanted to show his solidarity with his country of birth by organizing a unique show. “I Love Beirut” will be streamed on September 19 and the money collected will be donated to Lebanese charities. interview with an artist who speaks from his heart.

LE FIGARO. - Are you ready ?

MIKA. - I'm in the middle of editing the sequences that will punctuate the concert. It's a project of the heart, not just a stream. We were a little conditioned by the performance in the kitchens, in the living rooms. After what happened in Beirut on August 4th, I wanted to respond with music, but in a creative and beautiful way. I looked for a level of production as was demanded before the crisis. I produce, write and conduct, seeking to provoke a communion of spirit with elements inserted into the concert and by mixing genres. I chose a film troupe of 69 people in Beirut, another in Paris which left there for six days. The idea is to transport people with music, images and testimonies and to provoke an emotion comparable to that of a concert in front of 20,000 people. I am trying to find the balance between extremely serious subjects and lighter songs. It is very difficult to succeed.

 

When was your last visit to Beirut?

I was not able to go there personally for this project, the city having been in quarantine for two weeks. I had to lead the teams from a distance, strategically. My last visit to Lebanon was for a concert in Baalbek, in 2016. On August 4, for the fourth anniversary of that date, I woke up with souvenir photos posted by fans. That same evening, I fell asleep with the images of the explosions.

 

What is your connection with the city?

I was born in Beirut in 1983, during the war. My family was evacuated by the Americans - we have American passports - when I was 1.5 years old. My mother chose to go to Paris. There, until the age of 8, I grew up in a bubble, a microclimate transplanted from Beirut. Lebanese culture was present in the small details, like the carpets, the furniture, the food or the music, until the big political discussions which took place on Thursday and Friday evenings in our living room. It was a backdrop for years. This gives a strange link with Lebanon. It is a very small country which has the capacity to disperse people proud of their roots around the world.

 

What is left of Beirut in you?

A temper, and a certain emotional temperature. It shows in the way I construct my lyrics, including in dance songs like Relax, which is about the terrorist attacks in London and my evacuation from the tube. But also in the house, the food, the music ... And the idea that I had of Beirut before the war through the testimonies that I gathered.

 

How did you feel on August 4th?

From the sadness and futility of war, political abuse, corruption. Immediately, I said to myself: "The civil war which lasted fifteen years will not have been enough. In my head, things get mixed up with what's going on in Syria, too. I wanted to express myself before asking myself too many questions. I have never written in a French newspaper, but I started doing it for the Corriere della Sera, five years ago. I wrote a letter, as a first step towards a commitment. I wanted to speak out publicly, thinking that would encourage me to engage even more. It was an impulse.


 
The idea for a show was born just after?


It's beautiful to see people getting involved. When I call singer Laura Pausini on a Sunday evening to ask for a performance in Italy, she accepts, goes into the studio at 3 a.m. I managed to privatize the Colosseum in Rome for her. It takes a lot of energy, but it's nourishing because it's a collective effort. There is also Rufus Wainwright, Kylie Minogue, Fanny Ardant, Louane in front of the Sacred Heart, Salma Hayek, the icon of Lebanese culture Etel Adnan. I reformed Beirut's alternative pop group Mashrou 'Leila, whose singer defends LGBTQ rights, which resulted in him having to leave the country.
 


What enabled you to mobilize so many personalities? Is it up to you? To the cause you defend?

It's a cause that got a lot of exposure the first 24 hours with viral videos, but recounting what happened afterwards was complicated. Most people do not understand why these explosions took place. Our artistic response brings together people fascinated by Lebanon, who felt great sadness when seeing the images of the drama. Imagine that 200,000 to 300,000 people

 
 
Have you been approached by political figures?

No, and so much the better. I am an artist who expresses himself, they understood that it was not a good idea. The only political figure I appealed to was the Italian Minister of Culture to help me find places. The concert should have taken place in a garden but, for sanitary reasons, I moved it to a small theater from the 1950s, in a village forty-five minutes from Florence. My musicians arrived, they had been tested before they got on the plane, were isolated when they arrived and had to go through new tests before they could play with me on stage.

 

Did you miss the concerts a lot?

Yes. I found myself in quarantine in Vanuatu, in the Pacific, where I was filming a project around music and beauty. I was supposed to go back to start a tour of Asia. I found myself isolated on Tanna Island with a tribe when everything was called off. I had decided to travel around the world and play in America, Asia and Europe.

 

What stimulates you the most about this project?

To see all these people responding to sadness with beauty. Without playing the Care Bears so far: some testimonials are very harsh, there are sequences that are difficult to watch but I include them. We show that then we continue with a song behind. For me, this is a response to a time when we are receptive to visual stimuli without worrying about what happens after. So, I wanted to find people who had marked me by watching these viral videos, in particular Baby George, who was born during the explosion.

 

Since the release of your last album, in 2019, you have displayed a more serious image ...

It's not out of wanting to change my mind, I've always been like that. This is not new. I have learned a lot of things in ten years and I incorporate them into what I do by expressing different facets. I haven't changed too much but I'm not 22 anymore either ... -

If he enjoys dual British and American nationality, Mika is above all a child of Beirut, the city where he was born thirty-seven years ago. Struck by the explosions that ravaged the Lebanese capital on August 4, the star decided to put on a unique show to show the solidarity of the artistic scene for the city and its inhabitants. Articulated around a performance by Mika and his group in a small Tuscan theater, the show incorporates the participation of different speakers, each filmed on their own, as well as the dissemination of images and testimonies captured in Beirut by different teams. Saturday, September 19, across four time zones, and for the modest sum of 10 euros, I Love Beirut will be available for streaming on the YouTube platform as well as on the four French mobile telephone networks. The money collected will be donated to the Lebanese branch of the Red Cross as well as to the Save the Children Lebanon association. People who would like to give more can do so on the Gofundme site. Very busy with the preparations, Mika took half an hour of his time to talk to us on the phone from the Italian residence where he is orchestrating this project.

The idea is to transport people with music, images and testimonies and to provoke an emotion comparable to that of a concert in front of 20,000 people.
 

 

 

 

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a part of Mika ( It's BLOCKED in French countries )

 

a whole of the part-2

 

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On 9/18/2020 at 5:30 AM, krysady said:

 

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