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This article is about how radio programme and message from family members encouraged hostages.

They mentioned a bit about MIKA - MIKA sent voice message from Paris to his father who had been kidnapped in Kuwait.  

 

Le Nouvel Observateur

DÉCRYPTAGE - RADIO; De bonnes ondes pour les otages

https://www.pressreader.com/france/l-obs/20201105/281663962523142

Sophie Pétronin, Ingrid Betancourt, Hervé Ghesquière…Tous ont éprouvé, en écoutant RFI et d'autres stations, la puissance de ces voix qui vous raccrochent à la vie

Elle parle de son état de santé, de la prison “ à ciel ouvert ”, des prières qui l'ont fait tenir… Frêle silhouette de 75 ans coiffée d'un voile blanc, Sophie Pétronin, tout juste libérée de quatre ans de captivité au Mali, se confie à Serge Daniel, de RFI (Radio-France-Internationale). Elle le connaît sans l'avoir jamais vu : “ J'écoutais RFI. ” Et les mots que lui dédiait la station, demande le journaliste, les a-t-elle reçus ?

“ Oui, bien sûr. Tous les vendredis… Au début, une de vos collaboratrices a dit “Si elle entend ce message, j'espère qu'il la réconfortera”. Alors dites-lui que oui, il m'a réconfortée. ”

Cette gratitude pour le média qui les a raccrochés à la vie, les “ libérés ” l'expriment tous. Sur le tarmac de l'aéroport de Bogota, Ingrid Betancourt se rue sur Herbin Hoyos, “ (s)on frère d'âme ”, créateur de “ las Voces del Secuestro ” (“ les Voix du Kidnapping ”), cette libre antenne colombienne ouverte aux familles. Et à Paris, elle file embrasser les journalistes de RFI : “ Oh… Cette émission sur les poèmes japonais, c'est toi… Je reconnais ta voix ! ” L'ex-otage au Nigeria Francis Collomp, qui avait tant vibré en suivant le Tour de France, voudra, lui aussi, mettre un visage sur ces timbres familiers. “ C'est à leur libération que l'on s'en rend compte : on a été utiles ”, dit Cécile Mégie, directrice de RFI.

 

“UNE SENSATION DE SÉCURITÉ”

Difficile de l'imaginer, mais dans de nombreux cas, au fin fond de la jungle, dans le désert malien, dans les cachots afghans, les ondes portent. Ingrid Betancourt évoque dans son livre “ Même le silence a une fin ” (Gallimard, 2010) le premier message de sa “ maman ” : “ Sa voix veloutée, son timbre, sa chaleur, tout le plaisir charnel que j'avais eu à en retrouver l'intonation, une sensation de sécurité et de bien-être m'avait envahie. ” Les ravisseurs trouvent un intérêt à fournir aux otages ce lien vers l'extérieur. Qu'il s'agisse d'en tirer une rançon, de l'échanger ou de le tuer pour semer la terreur, “ un otage n'a de valeur qu'en vie, rappelle Michel Peyrard, auteur du documentaire “Otage(s)”. Un prisonnier dépressif, enfermé en lui-même, refusant de manger, c'est compliqué ”. Les guérilleros avaient ainsi laissé “ comme palliatif ” une radio à Clara Rojas qui, kidnappée avec Ingrid Betancourt par les Farc (Forces armées révolutionnaires de Colombie), avait plongé dans une détresse insondable lorsqu'elle avait été privée de son bébé né en captivité (“ Captive ”, Plon, 2009). Mais ce qu'il donne un jour, un geôlier peut le retirer le lendemain pour asseoir sa toute-puissance ou sévir.

“ Voilà trois ans et deux cent quatre-vingt-deux jours que Sophie Pétronin a été enlevée à Gao… ” Le 2 octobre 2020, le matinalier de RFI tient ce décompte sinistre pour la dernière fois. Des mois plus tôt, la direction de la station s'était interrogée, comme le détaille Cécile Mégie : “ Par quel canal la toucher ? En mandingue ? En français ? Et, surtout, quel dispositif tiendra sur la distance, car le pire serait de devoir l'interrompre ? ” La chaîne publique est soucieuse de ne pas interférer dans les négociations, de “ ne pas non plus être instrumentalisée à (son) insu, avec le risque de faire monter les enchères ” : “ Des vies sont en jeu. On ne demande pas l'autorisation, on prévient le Quai-d'Orsay et la famille. Sans réaction de leur part, on y va. ”

Quand le nom d'un prisonnier revient sur RFI comme un leitmotiv, “ ça fait pression, c'est indéniable. On l'assume, même si ce n'est pas l'objectif ”, reconnaît la directrice de la station. En lisant une longue lettre écrite à son petit-fils, la mère de Clara Rojas avait pris l'opinion à témoin pour faire libérer la mère et l'enfant. Michel Peyrard, prisonnier en Afghanistan, se souvient précisément de l'instant où il a entendu son nom sortant du transistor. RFI organisait une journée de soutien, avec des interventions de Gérard Depardieu, Lucie Aubrac… “ Et là, j'ai été saisi de sentiments contradictoires : la terreur ( va-t-on me retirer ma radio ? Me sanctionner ?) et la reconnaissance (on ne m'a pas tout à fait oublié). ”

 

LA PERFUSION DES PRISONNIERS

En 2007, à quelques jours de Noël, Lorenzo, le fils d'Ingrid Betancourt, vient enregistrer un message en espagnol dans le studio de RFI, sous le regard d'une armada de journalistes et de photographes. Depuis New York, sa soeur, Mélanie, prend le relais. Dans une lettre de douze pages, leur mère, alors séquestrée depuis plus de cinq ans, a donné ses instructions, car elle capte la BBC et RFI : “ Trois messages hebdomadaires, les lundis, mercredis et vendredis, rien de transcendant (…), ce qu'ils auront envie d'écrire en vitesse dans le style “maman, aujourd'hui, je vais déjeuner avec Maria”, je n'ai besoin de rien de plus. ” Ces petits riens du quotidien, peuplés d'enfants qui grandissent très vite et si loin d'eux, ce sont la perfusion des prisonniers. C'est une voix fluette de 8 ans, celle de Michael Holbrook Penniman Jr., qui, depuis Paris, remontait le moral de son père, un homme d'affaires détenu à l'ambassade américaine du Koweït. Mika est devenu une pop star, la bande a été égarée. Hervé Ghesquière et Stéphane Taponier guettaient, eux aussi, en Afghanistan, ces messages récoltés chaque semaine auprès de leurs proches par Cécile Mégie. Tandis que France-Inter, pour soutenir Edouard Elias et Didier François, enlevés alors qu'ils couvraient le conflit syrien, avait diffusé, comme autant de bouteilles à la mer, des nouvelles égrenées par des grands- parents, une compagne, un frère… “ Ici nonna, bonjour mon chéri, comment vas-tu ? Est-ce que tu es bien couvert ? Est-ce que tu manges à ta faim ? ” ; “ Nous avons fêté dignement les 80 ans de ton père. Même le vieux chat Grozny attend ton retour. ” Non, ce n'est pas Radio-Londres. Quoique… Selon une rumeur tenace, en Colombie, des messages en morse se cachaient dans les beats de batterie des musiques destinées aux militaires séquestrés.

 

INSUFFLER DE L'ÉNERGIE

Ce rôle de radio des otages, RFI ne l'a pas inventé. Elle s'est inspirée des susmentionnées “ Voces del Secuestro ”. Les nuits du samedi au dimanche, les familles des centaines de prisonniers des Farc faisaient la queue au téléphone, espérant obtenir quelques minutes de direct. Pour insuffler de l'énergie à sa fille, Yolanda Pulecio, la mère d'Ingrid Betancourt, campait, en plus, à “ la Carrilera ”, une émission diffusée chaque jour à l'aube. Toujours tonifiante au micro, quitte à s'effondrer en sortant du studio.

L'effondrement, Oscar Tulio Lizcano l'a tutoyé. A ce moment-là, il a reçu de ses anciens étudiants cette injonction : “ Courage, professeur, ne vous laissez pas mourir. ” D'un coup, au fin fond de la jungle, le voilà qui arrache les pages d'un cahier, inscrit sur chacune un prénom : Beatriz, Alfonso, Carlos…, les fixe aux arbres. Ces pages figurent ses élèves, qu'il… interroge : “ “Alberto, que savez-vous d'Homère ? De García Marquez ?” Et je me répondais à moi-même, raconte-t-il à Michel Peyrard.

Donner des cours aux arbres a été fondamental pour retrouver la parole. ” Et rester du côté des vivants.

De bonnes ondes pour les otages

 

:uk:

(Google Translation) - paragraph in which MIKA is mentioned

 

THE INFUSION OF PRISONERS

In 2007, a few days before Christmas, Lorenzo, Ingrid Betancourt's son, came to record a message in Spanish in the RFI studio, under the gaze of an armada of journalists and photographers. From New York, his sister, Mélanie, takes over. In a twelve-page letter, their mother, then sequestered for more than five years, gave her instructions, because she received the BBC and RFI: “Three weekly messages, Mondays, Wednesdays and Fridays, nothing transcendent (…), what they will want to write in a hurry like “mom, today I am going to have lunch with Maria”, I don't need anything more. ”These little things of everyday life, populated by children who grow up very quickly and so far from them, are the infusion of prisoners. It is an 8-year-old thin voice, that of Michael Holbrook Penniman Jr., who, from Paris, lifted the spirits of his father, a businessman detained at the American Embassy in Kuwait. Mika has become a pop star, the gang has been misplaced. Hervé Ghesquière and Stéphane Taponier were also watching in Afghanistan for these messages collected each week from their relatives by Cécile Mégie. While France-Inter, to support Edouard Elias and Didier François, kidnapped while covering the Syrian conflict, had broadcast, like so many bottles in the sea, news ginned by grandparents, a partner, a brother ... “Here nonna, hello my dear, how are you? Are you well covered? Are you eating enough? ”; “We celebrated your father's 80th birthday with dignity. Even the old cat Grozny is waiting for your return. ”No, it's not Radio-Londres. Although ... According to a persistent rumor, in Colombia, messages in Morse code were hidden in the drum beats of music intended for the kidnapped soldiers.

 

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Le Monde.fr

Orientation sexuelle et transidentité : il faut « bannir les “thérapies de conversion” en France »
25/11/2020 
 
 
Collectif

Dans une tribune au « Monde », un collectif de victimes de « thérapies » destinées à les faire changer d’orientation sexuelle ou d’identité de genre, demande au gouvernement de soutenir la proposition de loi visant à faire interdire ces pratiques, au lieu d’en faire un « texte au rabais » dans le projet de loi sur les principes républicains.

 

Tribune. « Infestés par des démons », « affectivement immatures », « contre nature », « pervertis »… Voilà comment nous sommes considérés par ceux qui ont voulu « guérir » notre homosexualité ou notre transidentité, encouragés par une vision obscurantiste de la religion ou par une pratique datée de la psychologie.

 

Ces tentatives de modifier notre orientation sexuelle ou notre identité de genre ne sont ni fantasme ni réalité d’un autre âge. Ces pratiques existent bel et bien aujourd’hui, en France, nous en sommes témoins. Que ce soit par des sessions spirituelles, des accompagnements thérapeutiques ou spirituels, des exorcismes, des rassemblements de prière, des jeûnes ou tout autre type de pressions, ces actes qualifiés d’« homothérapies » ou, plus fréquemment, de « thérapies de conversion », portent gravement atteinte à la personne humaine et à son identité, qu’on ne peut modifier.

 

Soyons clairs : ces pseudo-thérapies ne fonctionnent pas. Pire, elles produisent des dommages profonds que nous avons tous subis : honte, culpabilité, isolement, désespoir. Nous avons parfois dû lutter contre des épisodes de dépression, d’anxiété et des pensées suicidaires, voire tenté de mettre fin à nos jours. Des vies humaines sont en jeu !

 

C’est un cri d’alerte que nous lançons aujourd’hui : alors que ces pratiques dévastatrices progressent par l’importation des mouvements « ex-gays » américains en France depuis les années 1990, elles ne font pas l’objet d’une interdiction spécifique sur notre territoire. Il est temps d’agir fermement et intelligemment.

 

Unanimité des parlementaires

 

Depuis 2018, la députée (LRM) de l’Allier Laurence Vanceunebrock mène un combat courageux pour qu’une législation voie le jour. Une mission d’information à l’Assemblée nationale, conduite à l’automne 2019 avec son collègue Bastien Lachaud, a montré la diversité et la multiplication des « thérapies de conversion » (voir PDF). A notre connaissance, la proposition de loi déposée en juin fait l’unanimité auprès de parlementaires de tout bord ainsi que de nombreux acteurs et experts, associations, victimes de ces pratiques.

 

Les réticences politiques de certains parlementaires, qui peuvent être liés par leur électorat ou leur réseau à des franges religieuses conservatrices, démontrent une méconnaissance du sujet et des dangers qui en découlent.

 

Non, l’arsenal législatif actuel ne suffit pas à lutter contre ces dérives. Les promoteurs de ces pratiques ont non seulement pu agir depuis des années sans être inquiétés, mais ont aussi prospéré au cours des vingt dernières années sur le territoire national et en Europe. Tant que la qualification pénale de ces pratiques et l’infraction spécifique n’existeront pas, il sera impossible de les identifier et de les combattre. Nous ne pourrons toujours pas porter plainte ni nous reconnaître en tant que victimes.

 

Non, bannir les « thérapies de conversion » en France ne serait pas une entrave aux libertés individuelles, religieuses et d’enseignement. Ces pratiques sont des violences physiques et morales. Nous ne visons pas des convictions religieuses, mais des phénomènes d’emprise et de manipulation.

 

Bien au contraire, lutter contre ces dérives, c’est aider les institutions religieuses, éducatives et médicales à se défaire de ces pratiques qui les entachent. Lutter contre ces dérives, c’est permettre aux personnes, en particulier les plus jeunes en recherche d’identité, de trouver la liberté d’être ce qu’ils sont sans la culpabilité induite ou confortée par les fausses promesses.

 

Trois ans de travail

 

Nous nous réjouissons que la société civile, les parlementaires et le gouvernement français se saisissent enfin de ce sujet en vue d’une interdiction. Les récentes annonces faites de la part des ministres déléguées Marlène Schiappa et Elisabeth Moreno sont de nouveaux signaux forts de l’engagement du gouvernement à combattre ce phénomène.

 

Cette prise de parole de l’exécutif, bien que tardive, est nécessaire et salutaire. Il est toutefois dommage que le gouvernement ne s’appuie pas sur la proposition de loi existante, qui est le fruit de trois ans de travail, d’auditions, de discussions avec certains d’entre nous, victimes de ces pratiques. Au lieu de soutenir ce texte très complet et d’accélérer son examen, le gouvernement suggère de déposer des « amendements » au « projet de loi confortant les principes républicains ».

 

Nous souhaitons mettre en garde le gouvernement contre cette approche qui ne tient pas compte de l’ensemble du phénomène. Procéder ainsi aurait pour conséquence de laisser de côté les « thérapies de conversion » médicales ou sociétales. De plus, alors que l’interdiction des « thérapies de conversion » fait consensus, l’intégrer à un projet gouvernemental qui fait débat risque de mettre en péril le travail de longue haleine des parlementaires et de la société civile.

 

Mettons fin, une fois pour toutes, à ces pratiques mortifères ! Ne misons pas sur un texte au rabais, soutenons le travail déjà effectué.

 

Le collectif Rien à guérir : Agathe, Tristan Amez-Droz, Cyrille Atrié, Alain Beit, Benoît Berthe Siward, Olivier Brouillard, Oliver Demarle, Luc de Seze, Jean-Daniel Dubois, Fabrice Dufour, Jean-Michel Dunand, In-Hyuk Jang, Gaëlle Kubila, Florian Loiret, Mika, Jade Moulin, Nathanël, Jean-Marc Pannetier, Philippe, Kailey Rise, Daniel Saulnier, Victor Szymanski, Yveline Viallon.

 

 

Edited by NaoMika
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12 minutes ago, NaoMika said:

Le Monde.fr

Orientation sexuelle et transidentité : il faut « bannir les “thérapies de conversion” en France »
25/11/2020 
 
 
Collectif

Dans une tribune au « Monde », un collectif de victimes de « thérapies » destinées à les faire changer d’orientation sexuelle ou d’identité de genre, demande au gouvernement de soutenir la proposition de loi visant à faire interdire ces pratiques, au lieu d’en faire un « texte au rabais » dans le projet de loi sur les principes républicains.

Tribune. « Infestés par des démons », « affectivement immatures », « contre nature », « pervertis »… Voilà comment nous sommes considérés par ceux qui ont voulu « guérir » notre homosexualité ou notre transidentité, encouragés par une vision obscurantiste de la religion ou par une pratique datée de la psychologie.

Ces tentatives de modifier notre orientation sexuelle ou notre identité de genre ne sont ni fantasme ni réalité d’un autre âge. Ces pratiques existent bel et bien aujourd’hui, en France, nous en sommes témoins. Que ce soit par des sessions spirituelles, des accompagnements thérapeutiques ou spirituels, des exorcismes, des rassemblements de prière, des jeûnes ou tout autre type de pressions, ces actes qualifiés d’« homothérapies » ou, plus fréquemment, de « thérapies de conversion », portent gravement atteinte à la personne humaine et à son identité, qu’on ne peut modifier.

Soyons clairs : ces pseudo-thérapies ne fonctionnent pas. Pire, elles produisent des dommages profonds que nous avons tous subis : honte, culpabilité, isolement, désespoir. Nous avons parfois dû lutter contre des épisodes de dépression, d’anxiété et des pensées suicidaires, voire tenté de mettre fin à nos jours. Des vies humaines sont en jeu !

C’est un cri d’alerte que nous lançons aujourd’hui : alors que ces pratiques dévastatrices progressent par l’importation des mouvements « ex-gays » américains en France depuis les années 1990, elles ne font pas l’objet d’une interdiction spécifique sur notre territoire. Il est temps d’agir fermement et intelligemment.

Unanimité des parlementaires

Depuis 2018, la députée (LRM) de l’Allier Laurence Vanceunebrock mène un combat courageux pour qu’une législation voie le jour. Une mission d’information à l’Assemblée nationale, conduite à l’automne 2019 avec son collègue Bastien Lachaud, a montré la diversité et la multiplication des « thérapies de conversion » (voir PDF). A notre connaissance, la proposition de loi déposée en juin fait l’unanimité auprès de parlementaires de tout bord ainsi que de nombreux acteurs et experts, associations, victimes de ces pratiques.

Les réticences politiques de certains parlementaires, qui peuvent être liés par leur électorat ou leur réseau à des franges religieuses conservatrices, démontrent une méconnaissance du sujet et des dangers qui en découlent.

Non, l’arsenal législatif actuel ne suffit pas à lutter contre ces dérives. Les promoteurs de ces pratiques ont non seulement pu agir depuis des années sans être inquiétés, mais ont aussi prospéré au cours des vingt dernières années sur le territoire national et en Europe. Tant que la qualification pénale de ces pratiques et l’infraction spécifique n’existeront pas, il sera impossible de les identifier et de les combattre. Nous ne pourrons toujours pas porter plainte ni nous reconnaître en tant que victimes.

Non, bannir les « thérapies de conversion » en France ne serait pas une entrave aux libertés individuelles, religieuses et d’enseignement. Ces pratiques sont des violences physiques et morales. Nous ne visons pas des convictions religieuses, mais des phénomènes d’emprise et de manipulation.

Bien au contraire, lutter contre ces dérives, c’est aider les institutions religieuses, éducatives et médicales à se défaire de ces pratiques qui les entachent. Lutter contre ces dérives, c’est permettre aux personnes, en particulier les plus jeunes en recherche d’identité, de trouver la liberté d’être ce qu’ils sont sans la culpabilité induite ou confortée par les fausses promesses.

Trois ans de travail

Nous nous réjouissons que la société civile, les parlementaires et le gouvernement français se saisissent enfin de ce sujet en vue d’une interdiction. Les récentes annonces faites de la part des ministres déléguées Marlène Schiappa et Elisabeth Moreno sont de nouveaux signaux forts de l’engagement du gouvernement à combattre ce phénomène.

Cette prise de parole de l’exécutif, bien que tardive, est nécessaire et salutaire. Il est toutefois dommage que le gouvernement ne s’appuie pas sur la proposition de loi existante, qui est le fruit de trois ans de travail, d’auditions, de discussions avec certains d’entre nous, victimes de ces pratiques. Au lieu de soutenir ce texte très complet et d’accélérer son examen, le gouvernement suggère de déposer des « amendements » au « projet de loi confortant les principes républicains ».

Nous souhaitons mettre en garde le gouvernement contre cette approche qui ne tient pas compte de l’ensemble du phénomène. Procéder ainsi aurait pour conséquence de laisser de côté les « thérapies de conversion » médicales ou sociétales. De plus, alors que l’interdiction des « thérapies de conversion » fait consensus, l’intégrer à un projet gouvernemental qui fait débat risque de mettre en péril le travail de longue haleine des parlementaires et de la société civile.

Mettons fin, une fois pour toutes, à ces pratiques mortifères ! Ne misons pas sur un texte au rabais, soutenons le travail déjà effectué.

Le collectif Rien à guérir : Agathe, Tristan Amez-Droz, Cyrille Atrié, Alain Beit, Benoît Berthe Siward, Olivier Brouillard, Oliver Demarle, Luc de Seze, Jean-Daniel Dubois, Fabrice Dufour, Jean-Michel Dunand, In-Hyuk Jang, Gaëlle Kubila, Florian Loiret, Mika, Jade Moulin, Nathanël, Jean-Marc Pannetier, Philippe, Kailey Rise, Daniel Saulnier, Victor Szymanski, Yveline Viallon.

 

 

Ref:

 

20201126_131554.jpg

20201126_131600.jpg

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@NaoMika I don't think it's our Mika. If I understand it right, this is a petition by people who were victims of a conversion therapy. It just lists their first names, and Mika is a common name. Could be any Mika.

So while it's an important cause to support, I don't think it's related to Mika in any way.

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  • 4 weeks later...

Le Journal de Mickey - 9 Décembre 2020

page 28

Le_Journal_de_Mickey_9_Decembre_2020_28.thumb.jpg.b57440b5e2dcacb9016582761a06ce1e.jpg

 

 A WEB article

https://www.journaldemickey.com/actus/mika-feat-soprano-le-cœur-holiday

08/12/2020

:france:

Musique

 

MIKA feat. Soprano - "Le cœur holiday"

 

Le chanteur libano-britannique Mika et le rappeur marseillais Soprano ont récemment dévoilé leur tout premier duo "Le cœur holiday". 

Une collaboration aussi inattendue que réussie autour d'un titre positif, accompagné d'un clip animé haut en couleurs.  

On te laisse juger par toi-même... 

 

Retrouve Mika dans Le Journal de Mickey 3564 du 14 octobre. 

 

:uk:

Music

MIKA feat. Soprano - "Le cœur holiday"


Lebanese-British singer Mika and Marseille rapper Soprano recently unveiled their very first duo "Le cœur holiday".

A collaboration as unexpected as it was successful around a positive title, accompanied by a colorful animated clip.

We let you judge for yourself ...


Meet Mika in Le Journal de Mickey 3564 on October 14.

 

 

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Le Journal de Mickey - 14 octobre 2020

Zap actu!

:france:

Mika a du cœur

 

Plusieurs duos, une participation future à “The voice anniversaire”,
un concert pour le Liban...
Mika est sur tous les fronts du cœur!

 

Trois duos!

Tu as forcément vu le clip animé génial du duo Mika-Soprano, “Le cœur holiday” (“holiday” signifi e vacances en anglais). C’est la star elle-même qui a eu l’idée de cette vidéo optimiste et trouvé un dessinateur italien pour la réaliser. Mais Mika, le petit cachottier, a sorti en parallèle deux autres duos: la reprise du titre italien “Bella d’estate”, avec Michele Bravi, et “Me, myself”, une chanson en anglais et en espagnol, avec Danna Paola, l’actrice de la série de Netflix, “Élite”.

 

Un concert pour le Liban

Tu ne le sais peut-être pas, mais Mika est né à Beyrouth en 1983, pendant la guerre du Liban. Ses parents ont fui le pays quand il avait 1 an et demi. Il est très attaché à ses racines. Alors, quand sa ville natale a subi une grave explosion au mois d’août, il s’est bougé pour l’aider. Il a organisé sur Canal+ et les réseaux un concert, “I love Beirut”, avec une foule de vedettes. Les fonds ont été reversés aux victimes. Mika a le cœur sur la main!

 

Un “The voice” bis?

TF1 prépare en secret une saison du show pour ses 10 ans. La chaîne veut réunir les coachs symboliques du programme. Zazie a dit oui, Mika aussi. Les fans qui réclamaient son retour à tout prix seront contents. L’artiste reviendra donc faire le foufou dans ses beaux costumes. Ce n’est pas tout, il devrait participer à la “Star academy” canadienne, avec Lara Fabian. Insatiable!

 

Mika en 3 dates

  • 1983: le18août, Michael Holbrook PennimanJr pousse sonpremier cri à Beyrouth,auLiban.
  • 2007: son premier album, “Life in cartoon motion”, cartonne.5,5 millionsd’exemplaires sont vendus à travers le monde.
  • 2014: il débarque à “The voice France”, porte Kendji aux nues et marque le programme de sa griffe.

:uk:

Mika has a heart


Several duets, a future participation in “The voice anniversary”,
a concert for Lebanon ...
Mika is on all fronts of the heart!


Three duets!
You must have seen the brilliant animated clip of the duo Mika-Soprano, “Le cœur holiday” (“holiday” means vacation in English). It was the star herself who came up with the idea for this upbeat video and found an Italian designer to make it. But Mika, the little secretive, released two other duets at the same time: the cover of the Italian title “Bella d'Estate”, with Michele Bravi, and “Me, myself”, a song in English and Spanish, with Danna Paola, the actress of the Netflix series, “Elite”.


A concert for Lebanon

You may not know it, but Mika was born in Beirut in 1983, during the Lebanon war. His parents fled the country when he was 1.5 years old. He is very attached to his roots. So when his hometown suffered a serious explosion in August, he stepped up to help her. He organized on Canal + and the networks a concert, “I love Beirut”, with a host of stars. The funds were returned to the victims. Mika has his heart set on him!


A “The voice” bis?

TF1 is secretly preparing a season of the show for its 10th anniversary. The channel wants to bring together the symbolic coaches of the program. Zazie said yes, so did Mika. Fans who demanded his return at all costs will be happy. The artist will therefore return to play the foufou in his beautiful costumes. That's not all, he should participate in the Canadian “Star academy”, with Lara Fabian. Insatiable!


Mika in 3 dates

  •     1983: on August 18, Michael Holbrook PennimanJr utters his first cry in Beirut, Lebanon.
  •     2007: his first album, "Life in cartoon motion", hits the mark. 5.5 million copies are sold worldwide.
  •     2014: he arrives at “The voice France”, takes Kendji to the skies and marks the program of his label.

 

 

2020-10-14_Le_Journal_de_Mickey.p._27.thumb.jpg.bfb351c186da64533721658b245d8a9b.jpg

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